À Val Thorens, la deuxième édition du Cosmic Mountain Festival a accueilli une étape de la Winter Solar Tour. Retour sur une initiative qui repense l’impact des événements festifs en altitude, en agissant sur les transports, l’énergie et les déchets.
Lors de sa 2e édition en avril dernier à Val Thorens, le Cosmic Mountain Festival, organisé par l'équipe du Delta Festival et la station, a accueilli la troisième étape du Winter Solar Tour 2026. L’ambition est claire : décarboner les événements en montagne. « Trois éléments font vraiment la différence : le transport, l’énergie et la gestion des déchets. Nous avons travaillé chaque poste d’impact pour réduire au maximum l’empreinte carbone de l’événement », explique Loïc Marino, cofondateur de la tournée du Winter Solar Tour.
Val Thorens, un territoire moteur
Partenaire du festival depuis sa création en 2024, la Setam (société de remontées mécaniques de Val Thorens) a naturellement soutenu cette démarche. Pour Jérôme Grellet, directeur général, le cap est fixé : « L’écoresponsabilité ne doit plus être une option ou une innovation, mais bien la condition sine qua non pour tous les événements, organisés ou à venir, sur nos territoires. » Une position qui illustre l’évolution des acteurs de la montagne face à l’urgence climatique.
Le transport, enjeu clé
Premier constat : le transport des festivaliers représente la principale source d’émissions de CO₂. Pour y répondre, un partenariat avec GRDF a permis de déployer deux navettes reliant Moûtiers à Val Thorens, fonctionnant au gaz vert. Une première pour la station. Les biodéchets collectés pendant les festivals sont transformés en biométhane, utilisé ensuite pour alimenter ces mêmes bus. Gratuites, ces navettes s’accompagnent d’un accès gratuit aux réseaux régionaux Zou et Innovia, afin d’encourager l’usage des transports collectifs depuis les centres urbains.
Vers un modèle réplicable
Au-delà de l’expérimentation, le Winter Solar Tour vise à poser les bases d’un nouveau standard pour les événements en altitude. À terme, cette approche pourrait inspirer des rendez-vous d’envergure, comme les Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises.








