La Plagne

Thomas, aux 4 SAISON pour la station

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© OTGP
26 Feb 2026PS196
Prénom : Thomas
Nom : Saison
Âge : 51 ans
Origine : Lille
Job : Directeur général 
Où : Office de Tourisme de la Grande Plagne
Thomas Saison, directeur général de l’Office de Tourisme de la Grande Plagne, a pris ses fonctions l’an passé. Comme la concrétisation d’un solide parcours au service du tourisme et de la montagne, et surtout d’un territoire qui lui est cher depuis tout petit. Rencontre…

Thomas, raconte-nous ta première rencontre avec La Plagne…
J’ai passé mon Flocon à Bellecôte ! Petit, je venais skier en famille pendant les vacances de février. Depuis, j’ai toujours été attaché à La Plagne, et ai tissé des liens forts avec la station au fil des mes expériences.
 
Un mot sur ton parcours professionnel ?
Diplômé d’école de commerce, j’ai depuis évolué dans le milieu du tourisme, du marketing et du digital. De 2003 à 2015, j’ai travaillé pour différents tours opérateurs (Kuoni France, Vacances Transat…). Mais j’ai toujours eu envie de bosser pour La Plagne ! J’avais d’ailleurs créé avec un ami, le fondateur de Travelski, l’événement Les Alpy Days à destination des agents de voyage. La montagne, c’est un secteur à part entière du tourisme en général. Il ne faut pas la limiter aux sports d’hiver.
 
Et depuis 10 ans, tes liens à la montagne se sont encore resserrés…
En 2015, j’ai postulé mais n’ai pas été retenu à la direction de l’office de tourisme. L’opportunité s’est présentée de rejoindre la Société d’Aménagement de la Plagne (SAP) et la Compagnie des Alpes, comme directeur marketing et communication. En 2022, la CDA restructurait son réseau, et j’ai rejoint la nouvelle division Distribution & hospitality, réunissant Travelski, les agences immobilières et les résidences, pour travailler sur la stratégie de l’hébergement en montagne.
 
Pourquoi avoir rejoint l’OTGP en 2025 ?
La Plagne, ça a toujours été mon territoire de cœur. C’était l’occasion aussi d’aller au bout du rêve avorté en 2015. J’ai énormément apprécié mes 8 ans à la SAP, le développement des produits, l’expérience client, mais avec une petite frustration de ne pas pouvoir faire plus hors domaine. Et l’an passé, Pierre Gonthier (président de l’OTGP) et Jean-Luc Boch (maire de la Plagne Tarentaise et président de l’ANMSM) m’ont fait signe…
 
Quelle est ta feuille de route ?
Je suis arrivé à la fin d’une époque, qui portait sur la restructuration de la structure. Les villages, la station et la vallée ont été réunis, avec pour objectif de s’identifier à la Grande Plagne. Au fil de son histoire, la station a été précurseur dans énormément de domaines : le ski d’été, le mountain bike dans les années 2000, les grands festivals électro… Mais tout a été un peu enfoui. J’ai une mission claire : réveiller La Plagne !
 
Concrètement…
L’idée est de faire un peu moins, mais mieux : courses, vélo, retour du Pompon Rouge… Il y a deux phrases que je répète beaucoup : « Il faut faire et faire savoir », et « C’est dans le détail que nait l’excellence ». La Plagne est la station n°1 mondiale. Jusqu’à présent, on suivait les autres, alors que nous devons être devant…
 
Comment procéder ?
L’OTGP rassemble une centaine de collaborateurs, dispose d’un budget important. Je crois à notre intelligence collective, et à notre capacité à réinventer notre façon de faire, à requestionner notre stratégie. La logique, c’est de nous adresser au vacancier, au client. C’est lui qui doit être au cœur de tout le process. 
 
Un territoire aussi vaste, est-ce un atout ou un inconvénient ?
Nous avons 57000 lits répartis sur les différents sites, et plus de 500 000 clients différents par hiver. L’office de tourisme, c’est 5 bassins, 11 points d’accueil. Le territoire peut paraître trop grand, presque ingouvernable. Or, cette complémentarité est une force, parce que tout le monde peut y trouver son compte. La vallée, c’est notre dernière pépite, où l’on développe les aspects culture et patrimoine.
 
L’idée, c’est un territoire qui vit à l’année ?
Je préfère dire qu’on a deux belles saisons dans l’année, qui se tuilent bien. La Plagne montre une forte maturité sur la transition. La station a été labellisée Flocon Vert en 2024, mais des actions étaient déjà entreprises depuis des années. Il y a une vraie stratégie en direction des habitants. C’est pour cela que nous avons mis l’accent sur une présence sur le Xplore Alpes Festival l’an passé.
 
Tes prochains objectifs ?
Continuer le mouvement amorcé en profondeur. Avancer sur les enjeux liés à la transition : la mobilité avec le projet d’ascenseur vallée, l’hébergement en améliorant son attractivité et la flexibilité sur les dates de séjour. Nous rechallenger sur la politique événementielle…
 
De nouveaux événements pourraient voir le jour ?
Historiquement, La Plagne est une grande terre de sports. Dans le prolongement de l’accueil du Tour de France, on aimerait refaire briller la Montée de la Plagne. Cet été, nous accueillerons une manche des championnats de France de kayak, et bien sûr la 6000D. Et nous serons destination olympique lors des Jeux olympiques de 2030. Mais il nous manque encore un grand festival de musique.
 
Qu’est-ce qui t’anime ?
Il faut toujours que ça bouge : j’ai 10 idées par jour ! J’adore ce territoire. La Plagne, c’est une marque, une destination montagne incroyable. Je suis bluffé par sa diversité, sa complémentarité, son énergie collective et ses talents fous. Là, j’ai enfin les manettes et je m’éclate.
 
Comment vois-tu La Plagne dans 10 ans ?
J’aimerais qu’on ait remporté les 10 prochains Ski Awards récompensant la meilleure station du monde à la place de Val Thorens ! En 2036, La Plagne sera toujours la destination n°1 mondiale, avec un vrai équilibre et une attractivité hiver/été. Il faudra être fier de notre bonne gestion et de l’héritage des Jeux olympiques, et de la voie choisie en matière de transition.

Thomas Saison: Putting La Plagne Back in the Lead

Thomas Saison, CEO of the Tourist Office of La Plagne, aims to “wake up” the resort by restoring leadership and boldness. His roadmap: fewer but stronger events, renewed flagship races, sharper branding and greater visibility. He seeks to enhance year-round appeal, improve mobility and accommodation flexibility, and put visitors at the heart of every decision. With 57,000 beds and over 500,000 winter guests, La Plagne is determined to set the pace again—driving transition, sport, culture and major international events toward 2030 and beyond.