Avec son casque et ses chaussures roses, Joris Simond ne passait déjà pas inaperçu sur les routes de Tarentaise. Encore plus depuis qu’il a réalisé, l’été dernier et en solo, l’intégralité du Tour de France cycliste, un jour avant le passage des pros ! Retour sur cette aventure intense.
Joris, parle-nous un peu de toi…
J’ai grandi à Bozel, et suis aujourd’hui moniteur de ski de fond l'hiver à l’ESF, et entraîneur de cyclisme et VTT au Courchevel Sports Outdoor (CSO). Je m'occupe des enfants de 5 à 7 ans, et leur enseigne les bases de la pratique. C’est un métier passion.
D’où vient justement cette passion pour le vélo ?
L'un de mes grands-pères avait un rêve : voir le Tour de France passer dans son village. C’est arrivé en 1997. J’avais alors six ans, ça m’a déclenché le virus. Mais j’ai pratiqué le foot pendant 7 ans, avant de me lancer à vélo, en autodidacte. Jusqu’à faire de la compétition en amateur. J’ai par exemple terminé 3e de la Haute Route des Dolomites.
L'un de mes grands-pères avait un rêve : voir le Tour de France passer dans son village. C’est arrivé en 1997. J’avais alors six ans, ça m’a déclenché le virus. Mais j’ai pratiqué le foot pendant 7 ans, avant de me lancer à vélo, en autodidacte. Jusqu’à faire de la compétition en amateur. J’ai par exemple terminé 3e de la Haute Route des Dolomites.
Pourquoi faire le Tour de France l’été dernier, comme les pros ?
Après mes mondiaux de cyclisme sur route en Écosse en 2023, j’avais arrêté la compétition. On me demandait souvent pourquoi je ne faisais pas le Tour de France. L’idée a fait son chemin. Et j’aime les défis ! C’était aussi l’occasion de mettre en lumière mon club du CSO, qui m’a d’ailleurs bien soutenu sur ce projet.
Raconte-nous les moments marquants…
Au début du parcours, j’ai pu traverser Liévin, la ville de naissance de ma grand-mère. Le passage dans les Pyrénées, où j’ai vécu, a aussi généré pas mal d’émotions. Le 23 juillet, j’ai vécu l’arrivée au col de la Loze à Courchevel, à la maison : voir tous ces gens qui s’étaient déplacés, ça porte et nourrit la force mentale ! Sans oublier l’arrivée sur les Champs Élysées… J’avais endossé un maillot jaune de Lance Amstrong, récupéré sur le Tour 20 ans auparavant, qui était glissé dans ma valise…
Des épisodes plus durs ?
J'ai fait une grosse chute lors de la 3e étape à cause de la pluie. Mentalement, repartir a été dur. Et le lendemain, il a plu sans discontinuer pendant 175km. Physiquement, c’est aussi un gros défi : l’étape de Courchevel comptait sur la journée 5500m de D+ !
J'ai fait une grosse chute lors de la 3e étape à cause de la pluie. Mentalement, repartir a été dur. Et le lendemain, il a plu sans discontinuer pendant 175km. Physiquement, c’est aussi un gros défi : l’étape de Courchevel comptait sur la journée 5500m de D+ !
Que t’en reste-t-il un an après ?
Être confronté à ce défi permet de relativiser. Tout être humain, confronté à des difficultés, est capable de grandes choses. D’ailleurs, j’ai peut-être un autre projet dont je ne peux pas encore parler !
Tu roules beaucoup dans la vallée. Tes coins préférés ?
Au départ de Bozel jusqu’au fond de vallée de Pralognan au hameau des Prioux, puis vers le plateau de Champagny. La route du Col du Tra par Notre-Dame-du-Pré est aussi très belle et calme. Il est rare de ne pas y apercevoir d’animaux.
----
Zoom sur l’école de vélo du CSO
----
Zoom sur l’école de vélo du CSO
Joris est l’un des trois coachs permanents de l’école de vélo du Courchevel Sports Outdoor, fondée il y a 3 ans. Entraînements, stages, pour les débutants comme les pratiquants plus confirmés, et ce dès 5 ans. Nous les avons rencontrés fin juin à Bozel : vidéo à retrouver sur infosnews.tv







