Présenté cet automne en festivals, le film « Ice », réalisé par Thibault Gachet avec les frères Ladevant, grimpeurs sur glace de haut niveau et ambassadeurs La Plagne, est projeté sur les écrans de Montalbert et Champagny. Un projet atypique et artistique, où escalade et danse se mêlent…
Comment est né ce film ?
Thibault Gachet : C’est une aventure humaine qui a commencé comme un partage entre amis. Il y a eu deux ans de travail, et le projet s’est construit au fur et à mesure, jusqu’au déclic sur la structure du film.
Tristan Ladevant : Avec mon frère, Louna, on avait envie de sortir de notre approche compétitive et d’explorer des dimensions plus artistiques, comme quand on était plus jeunes. On a contacté Thibaut avec cette idée en tête.
Thibault Gachet : C’est une aventure humaine qui a commencé comme un partage entre amis. Il y a eu deux ans de travail, et le projet s’est construit au fur et à mesure, jusqu’au déclic sur la structure du film.
Tristan Ladevant : Avec mon frère, Louna, on avait envie de sortir de notre approche compétitive et d’explorer des dimensions plus artistiques, comme quand on était plus jeunes. On a contacté Thibaut avec cette idée en tête.
Comment présenter « Ice » sans trop en dire ?
T.L. : C’est un trait d’union entre deux mondes. On voulait proposer une manière plus artistique de découvrir la cascade de glace, et pousser le curseur de ce qui avait été fait jusqu’à présent.
T.G. : C’est une ode à voir les choses différemment. Tristan et Louna ont dû redéfinir leur manière d’évoluer sur la cascade, en se concentrant moins sur la performance sportive que sur la beauté et l’esthétique du mouvement.
T.L. : C’est un trait d’union entre deux mondes. On voulait proposer une manière plus artistique de découvrir la cascade de glace, et pousser le curseur de ce qui avait été fait jusqu’à présent.
T.G. : C’est une ode à voir les choses différemment. Tristan et Louna ont dû redéfinir leur manière d’évoluer sur la cascade, en se concentrant moins sur la performance sportive que sur la beauté et l’esthétique du mouvement.
Les jeux de lumière, la nuit, sont au cœur du projet. Pourquoi ?
T.G. : La structure du film est très théâtrale, découpée en actes. Dans les différentes scènes, on éclaire les acteurs et performeurs pour isoler la cascade comme élément principal sur lequel ils exercent leur art.
T.L. : À Champagny par exemple, où on s’entraîne, on a des structures très éclairées pour pratiquer la nuit, ça fait partie de notre discipline. Grimper de nuit, c’est une sensation particulière. Quand on allume la frontale et qu’on grimpe, on entre dans une autre ère, dans un cocon à nous, déconnecté du temps.
T.G. : Techniquement, c’était assez « timé ». Une fois les frontales allumées, on avait 1h30 pour faire toutes les images nécessaires, et il fallait être très précis.
T.L. : À Champagny par exemple, où on s’entraîne, on a des structures très éclairées pour pratiquer la nuit, ça fait partie de notre discipline. Grimper de nuit, c’est une sensation particulière. Quand on allume la frontale et qu’on grimpe, on entre dans une autre ère, dans un cocon à nous, déconnecté du temps.
T.G. : Techniquement, c’était assez « timé ». Une fois les frontales allumées, on avait 1h30 pour faire toutes les images nécessaires, et il fallait être très précis.
Pourquoi intégrer la danse ?
T.G. : On voulait travailler avec une discipline affiliée artistique pour faire un parallèle avec la performance sportive. La danse s’est imposée, et on a eu l’opportunité de travailler avec Sophie Adam, dans le studio de Julien Regnier.
T.G. : On voulait travailler avec une discipline affiliée artistique pour faire un parallèle avec la performance sportive. La danse s’est imposée, et on a eu l’opportunité de travailler avec Sophie Adam, dans le studio de Julien Regnier.
Qu’est-ce que ce projet vous a appris ?
T.L. : Notre vie est rythmée par la performance depuis longtemps, et ici, on a dû s’en détacher. C’est intéressant de voir notre discipline autrement. Ce projet nous a ouvert une autre voie. On va continuer à explorer cette approche en parallèle de nos compétitions.
Une anecdote de tournage ?
T.G. : Les premiers jours, on ne se connaissait pas vraiment. J’ai beaucoup tourné en outdoor, mais avec peu d’expérience sur les terrains glacés. Je ne voulais pas montrer que j’étais une trompette, mais je tombe sur une plaque de verglas… tout mon ego s’en est allé ! Ça a brisé la glace assez tôt.
Ice, a Frozen Gem
Presented at festivals this fall, Ice is an artistic short film by Thibault Gachet featuring elite ice climbers and brothers Tristan and Louna Ladevant. Blending ice climbing and contemporary dance, the film moves away from pure performance to explore movement, light and aesthetics. Shot largely at night, it offers a poetic vision of icefalls, where sport becomes art and invites viewers to see this vertical world differently.







