Après « Descension » (2020), Thomas Luksenberg signe un deuxième roman graphique d’une grande sensibilité, où la montagne devient le théâtre intime d’un deuil et d’une reconstruction silencieuse.
À travers Madeleine, l’auteur explore une solitude habitée, née de la perte et creusée par l’absence. La guerre a rompu les liens, mais la haute montagne, elle, demeure, immuable et exigeante. Luksenberg capte avec finesse les états d’âme de son héroïne, entre vertige intérieur et ancrage physique dans la roche et la glace. Le dessin, délicat et épuré, épouse ce cheminement initiatique où chaque ascension devient une tentative de renouer avec soi et avec les disparus. Sans pathos, le récit avance à pas feutrés, porté par une poésie visuelle qui fait résonner le silence autant que les mots.
