Si le snowboard a porté David André jusqu’à nous, c’est surtout à travers ses photographies qu’on le connaît aujourd’hui. Rencontre avec un Méribelois d’adoption qui a fait du voyage le fil conducteur de sa vie, et de l’image son moyen d’expression.
De l’aéronautique à la poudreuse
À l’origine, David est ingénieur aéronautique à Toulouse, sa ville natale. Mais c’est sa passion pour le snowboard qui l’a porté jusqu’à la Tarentaise. « J’ai rencontré Stéphane Routin lors d’une compétition de snowboard. C’est lui qui m’a conseillé de venir dans les Alpes pour me consacrer au snow », se souvient-il. C’est ainsi qu’il arrive à Méribel en 2001. Même s’il a beaucoup voyagé, la station au grand cœur reste son fief. Il y habite aujourd’hui à l’année. À côté de son sport, David a enchaîné les saisons, notamment en tant que skiman. Mais c’était sans compter son amour pour la photographie…
20 ans de carrière dans la photographie
La photographie a toujours été pour lui une « façon de collectionner les moments vécus ». Jamais il n’avait pensé en faire son métier. Le tournant arrive en 2005 : un magazine de sports d’hiver lui achète trois photos : « Je me suis dit : pourquoi ne pas me lancer ? » C’est le début de vingt ans de carrière dans la photographie. David travaille pour la presse en tant que photojournaliste, puis pour des agences de publicité à Paris. Ses voyages en Nouvelle-Zélande et en Australie nourrissent son regard et renforcent son envie de raconter le monde en images. De retour en France, il collabore avec Méribel Alpina et Les 3 Vallées : « Deux expériences fondatrices qui m’ont permis de me faire connaître dans la région et de me spécialiser dans l’identité de marque des stations. » Suivent des collaborations avec Arc 1950, Courchevel Tourisme et plusieurs grandes marques comme Lacroix Sport, Maison Lassalle ou Alberto Fasciani.
Road Stories
À côté, David développe des projets personnels qui l’amènent à voyager à travers le monde. Son univers ? Entre la photo de mode et de voyage. « C’est l’histoire d’une fille à travers un voyage, et l’histoire d’un voyage à travers une fille », déclare-t-il. À chaque pays visité, une mannequin, une histoire. Les deux entrent en résonance. Sa définition de la bonne photo ? « Celle qui questionne, sans forcément donner une réponse ». Et c’est peut-être ce que l’on ressent face à ses « road stories », où le silence d’un visage répond à celui d’un pays pour nous faire parler nous, spectateurs en quête de sens.
A photographer’s path
Snowboarding first brought David André to the mountains, but photography made him known. Originally an aeronautical engineer from Toulouse, he moved to Méribel in 2001 to pursue snowboarding. A magazine purchase in 2005 launched his 20-year photography career, spanning press work, advertising agencies, and collaborations with major resorts and brands. His personal project Road Stories blends fashion and travel, capturing portraits that evoke emotion and invite reflection rather than offering answers.



