Val Thorens

Adrien Théaux, c'était sa dernière descente...

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© DR
27 Mar 20263V486
Prénom : Adrien
Nom : Théaux
Âge : 41 ans
Origine : Pyrénées
Station : Val Thorens
Discipline : Descente et Super-G (ski alpin)
 
Palmarès
JO : 3 participations
Mondiaux : 3e en Super-G (2015)
Mondiaux militaires : 2 titres
Coupe du monde : 335 départs, 3 victoires (descente), 13 podiums
11 titres de champion de France
Après 335 départs en coupe du monde et 22 ans au plus haut niveau, le skieur Adrien Théaux, spécialiste des épreuves de vitesse, a tiré sa révérence à Courchevel le 13 mars dernier. L’occasion de revenir sur cette incroyable carrière avec le jeune retraité.

Adrien, pourquoi arrêter en cette fin de saison ?
Je ne m’étais pas fermé la porte à une saison de plus, mais j’ai senti que c’était le moment… N’étant pas à 100% physiquement, je prenais moins de plaisir les jours de course et me faisais de plus en plus violence avant les départs. Et ce n’est pas ce que je voulais… La descente, c’est une discipline où il faut être très concentré et qui demande beaucoup d’énergie. Je vieillis aussi, tout est plus compliqué. C’est aussi un investissement familial important. Je ne voulais pas faire la saison de trop. C’est une chance énorme d’avoir pu finir au moment où je l’ai décidé.
 
Tu as vécu ta dernière course à Courchevel, le 13 mars dernier. Raconte-nous…
C’était juste incroyable… et pas prévu ! Au début, je voulais vivre ma saison à fond jusqu’aux finales de la coupe du monde de cette fin mars. Mais ma qualification n’était pas assurée. Vu mon état de forme (il revenait de blessure, ndlr), j’ai préféré profiter de ma dernière course en France à la maison. Grâce à la FIS, la FFS, le club des sports de Courchevel, j’ai pu partir en dernier, et fêter sur la piste ma fin de carrière, avec tous les proches, mes entraîneurs, ma famille… Ça va m’aider à tourner la page avec un peu moins de frustration.
 
Quel regard portes-tu sur ta carrière ?
Petit, j’aurais signé 100 000 fois pour vivre cette carrière. Je suis un éternel insatisfait ! Dans mon sport, ça aide à aller de l’avant… Mais tous mes rêves n’ont pas été atteints. Mon palmarès est beau : 1 médaille de bronze aux championnats du monde ; longtemps dans les 10-15 meilleurs skieurs mondiaux ; 3e descendeur français de l’histoire. Il me manque un globe de cristal, qui récompense la régularité sur une saison, et une médaille d’or. Je suis cependant très heureux et fier de mon parcours. 
 
Comment expliques-tu cette longévité ?
Je la dois déjà mes parents, qui ont fait le choix de quitter notre région des Pyrénées, pour s’installer à Val Thorens (j’avais 13 ans), afin d’avoir les meilleures conditions d’entraînement et de progression. Je la dois aussi à ma femme et mes enfants, qui m’ont permis de continuer… Je suis très fier d’avoir pu représenter la station de Val Thorens pendant toutes ces années.
 
Tes moments les plus forts ?
La journée d’adieu à Courchevel, très forte en émotions. Évidemment ma médaille de bronze aux championnats du monde en 2015 : un moment magique concrétisant plein de choses. Ma victoire en descente à Santa Caterina, en 2016, a été marquante aussi : je suis arrivé en bas avec plus d’une seconde d’avance, et j’ai partagé le podium avec mon coéquipier David Poisson. Et puis, pour l’ambiance incroyable à la maison, les Mondiaux de Val d’Isère en 2009 où je termine 5e place sur la piste des JO de 1992…
 
Qu’est-ce qui va te manquer le plus ?
La vie avec le groupe. Même si le ski alpin est un sport individuel, on passe près de 200 jours par an ensemble. On se connait par cœur ! Il y a une vraie cohésion dans ce groupe, on a vécu des moments incroyables. Les sensations à ski vont aussi me manquer : être en l’air après les bosses, l’adrénaline en course… Je ne retrouverai pas ça sur les pistes normales !
 
Que va faire le jeune retraité ?
J’ai bien quelques idées, mais rien d’acté pour le moment. J’ai envie de prendre le temps de me poser un peu, de réfléchir à la suite, de profiter de ma famille. Je suis ouvert aux opportunités. En tout cas, j’aime parler de mon sport, le partager… Je vais rester proche de ce milieu !

Adrien Théaux: The Final Descent

After 22 years at the top and 335 World Cup starts, alpine speed specialist Adrien Théaux retired on March 13 in Courchevel. Feeling it was the right moment, he chose to end his career on home snow, surrounded by family, friends, and teammates. Proud of a career marked by a World Championship bronze, three World Cup wins, and 11 French titles, Adrien reflects on the thrills, the camaraderie, and the unique sensations of racing. Now 41, he looks forward to new adventures while staying close to the sport he loves.