Les 3 Vallées — InfosNews le guide
10/01/2017 Saint Martin de Belleville

Françoise Jay : « Ce qui nous marquait au Medz'é-ry, c’était l’étonnement des gens après le spectacle. Tous restaient bouche bée et ils nous disaient souvent : « on ne s’attendait pas à ça ! »

Il y a ceux qui rêvent leur vie, et ceux qui réalisent leurs rêves. Françoise fait partie de ceux là. Alors qu’elle n’avait qu’une vingtaine d’années, un coup de cœur pour Les Menuires l’a poussé à venir s’y installer, pour prendre part à l’écriture de l’histoire de la station. Émue de ces années passées et le cœur encore rempli de beaux projets, elle partage avec nous quelques bruns de sa vie.

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Raconte-nous ton arrivée aux Menuires.
Chambérienne d’origine, je connais la station depuis que je suis toute petite puisqu’avec mes parents, puis plus tard avec mes amis, nous venions souvent en vacances. Lors de mes années d’études à la faculté de Chambéry, j’ai passé le diplôme de monitrice de ski pour enseigner aux enfants. J’ai fait ma première saison d’hiver en 1985, j’ai rencontré celui qui est aujourd’hui mon ex-mari et ami, avec qui j’ai eu deux enfants. Et je ne suis plus jamais repartie des Menuires.

Comment c’était, à l’ESF ?
On peut dire que c’était convivial, on n’était pas nombreux ! À 20 ans j’avais le numéro 48, on devait être une petite soixantaine. Je me souviens que j’ai été prise parce que je parlais anglais. On n’était que quelques filles. Il y avait Micheline Hudry, Marie-France Laissus, Ginette Bondier, Françoise Battu, Wendy Buet et moi, si je n’oublie personne. Le domaine était bien plus petit qu’aujourd’hui, le matériel évidemment bien différent… c’était une autre époque ! C’était du temps où Pierre Jay était directeur et Nicolas Hudry sous-directeur.

Puis tu t’es lancée dans la restauration…
Lors de mes études j’ai beaucoup travaillé en tant que serveuse sur les bords du lac d’Aiguebelette. En 1986, avec mon ex-mari nous avons lancé une première affaire dans une ancienne grange, puis une seconde en 1999 dans le village de Saint Martin. En 2010, l’envie de se lancer dans de nouveaux projets nous a poussée à vendre nos parts, pour écrire une nouvelle histoire…

C’était la naissance du Medz'é-ry !

J’ai toujours eu le goût du spectacle, des soirées animées. Cette année là, avec mon amie Clothilde et une troisième associée, nous avons acquis et construit ce qui sera Le Medz'é-ry, un restaurant cabaret dans le quartier de Preyerand, qui tourna pendant de belles années.

Tu nous racontes ?

Les premières années furent assez difficiles, il est vrai que nous avons lancé un concept particulier, et que l’inconnu peut faire un peu peur. Mais petit à petit, nous avons fait de merveilleuses rencontres, des artistes exceptionnels qui ont écrit l’histoire du Medz'é-ry, et qui sont tous des amis chers aujourd’hui. Les artistes et serveurs Claudio Dacuhna, Maxime Ducro et Nocolas Mathéos, notre chorégraphe Maryline Maffeï. L’exceptionnelle chanteuse Aurélie Venet qui continue de faire des soirées dans le nouveau restaurant parce que comme elle le dit, chez nous c’est comme sa maison. Sans oublier mes deux enfants, Maxime et Grégoire, qui ont toujours été là pour nous aider et qui ont toujours été sur scène.

Un cabaret aux Menuires, ce n’est pas banal… Comment en as-tu eu l’idée ?

Le premier restaurant ouvert en 1986, n'était ouvert que l’été et nous avions du mal à remplir les lundis soirs. Nous avons alors monté un petit show. C’était assez drôle parce qu’il n’y avait pas l’électricité, on faisait des dîners spectacles à la lampe à pétrole !

Ok, tu as toujours eu ça en toi !
Le Medz'é-ry, c’est la réalisation d’un rêve. C’était beaucoup de travail, c’est vrai. On réalisait nos costumes, on créait les spectacles, on répétait pour assurer dans les shows qu’on voulait proposer. On a vécu des soirées incroyables. Une complicité nous a unie et portée toutes ces années. Ce qui nous marquait, c’est l’étonnement des gens après la soirée. Tous autant qu’ils étaient restaient bouche bée et ils nous disaient souvent : « on ne s’attendait pas à ça ! ».

Pourquoi avoir arrêté ?
Après toutes ces années, les artistes ont commencé à vouloir tenter d’autres expériences, ce qui est normal. Clothilde, moi et toute l’équipe étions trop attachés les uns aux autres pour continuer l’aventure avec de nouvelles personnes. On était à l’aboutissement de notre rêve, on voulait rester dans cette magie.

Aujourd’hui, le Medz'é-ry a un nouveau visage…
En 2015 le projet de transformer l’établissement a mûri. Après de conséquents travaux, le Medz'é-ry est aujourd’hui un grand appartement pour 15 personnes que nous louons en chambre d’hôtes, et le restaurant a fait peau neuve, pour renaitre dans un style montagnard chic. Une nouvelle page de l’histoire s’écrit…

Informations Le Medz'é-ry, quartier de Preyerand
+33 (0)4 79 08 16 74
lemedzery.resto@free.fr

01/10/2017 Saint Martin de Belleville

Encounter: Françoise Jay

Françoise realised her dream by settling down in Les Menuires about 20 years ago. 

Originally from Chambéry, Françoise Jay realised her dream by settling down in Les Menuires about 20 years ago. Her first winter season as a ski instructor was in 1985, at the age of 20, when she met the father of her two children, Maxime and Grégoire. In 1986, they opened a restaurant in a former barn, and a second one in 1999 in the village of Saint Martin. She sold both establishments in 2010 for a whole new project: Medz'é-ry or a restaurant cabaret, transformed in 2015 into a restaurant and a big apartment for 15 people. 
Informations Le Medz'é-ry, quartier de Preyerand
+33 (0)4 79 08 16 74
lemedzery.resto@free.fr